Un "hyper-ordinateur"

C'est au cours des travaux entrepris pour le Bridge que l’étude d’une machine simple et conviviale destinée au grand public suscite à Philippe Pionchon l’idée d’un nouveau concept informatique régissant les rapports Homme-Machine.

A la proposition en vogue alors à l'époque :
« l’Homme commande, la Machine obéit »
il substitue :
« la Machine propose, l’Homme choisit ».

A cette époque en effet, l'informatique était le domaine exclusif des professionnels : aucune difficuté pour eux d'aprendre les commandes, c'était leur métier, ils étaient formés pour cela. Ce concept fonctionnait donc puisque l'informatique n'était qu'affaire de professionnels.
Mais pour s'adresser au Grand Public, le paradigme "l'Homme commande, la Machine obéit" n'était plus viable. Il fallait lui substituer un nouveau concept plus convivial qui ne nécessitait aucune formation de la part de l'utilisateur.
Philippe Pionchon proposa alors fin des années 80 : "la Machine propose, l'Homme choisit" et ce nouveau paradigme devint plus tard l'idée fondatrice des machines nomades actuelles (iPad, smartphones, etc...).
Ce concept était possible grâce à une utilisation systématique dans les programmes informatiques de l’Intelligence Artificielle et des Systèmes Experts.
Il fut à l'origine du développement de machines ergonomiques et immédiatement utilisables par le plus grand nombre :

« Ce n’est pas l’Homme qui doit apprendre la Machine,
mais la Machine qui doit apprendre l’Homme ».

En 1991 ce nouveau type de machine que Philippe Pionchon appella "hyper-ordinateur" se présentait extérieurement comme un simple écran, alimenté par piles et facilement portable, associé à un procédé très simple de traitement inviolable des données inscrites par "ASIC" dans un «Packware(c)» amovible.
Une machne inviolable, inattaquable par quel que virus que ce soit.

Il fut concrétisé par des brevets en Europe, aux Etats-Unis et au Japon.

Cet « hyper-ordinateur », bien qu’off-line (Internet n'était que balbutiant) et sans écran tactile (inconnu à l’époque), reste encore, en 2018, un précurseur révolutionnaire dont les divers iPad et tablettes actuelles ne sont que les toutes premières prémices.

Grâce en effet à la technologie du Packware(c) (système breveté), agissant comme une immense carte à puce indépendante et spécialisant la machine, la réduisant ainsi à un minimum d'éléments, le prix des ordinateurs portables qui était à l'époque de l’ordre de 60 000 francs, pouvait être ramené à moins de 500 francs : les acteurs du marché ne se sont pas montrés enthousiastes... !
A commencer par IBM :
"Nous vendons des portables à 60 000 Fr et vous voulez en créer un à 300 Fr : vous ne pensez pas qu'on va vous aider..."
Egalement contacté, Zenith Data System a, en bluffant, cette réponse guère plus enthousiaste :
"Nous avons le même projet à l'étude dans nos labos aux US..."

Sollicitée cette même année 1991, l’ANVAR (Agence Nationale pour la Valorisation de la Recherche), par l'intermédiaire d'un fonctionnaire omnipotent qui ne comprend pas la portée de cette idée et l'importance des brevets, trouve que cet hyper-ordinateur, que tout le monde peut très facilement utiliser sans aucune formation préalable, ne présente aucun intérêt et refuse toute aide : brevets et projet durent être abandonnés.

Quelques années plus tard, l'idée originelle de cet hyper-ordinateur allait être exploitée par les iPad et tablettes qui bénéficieront de l'apport d'Internet et des écrans tactiles mais restent vulnérables puisque ne bénéficiant pas de la protection ASIC.


La France n'est pas la Silicon Valley...







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